Conférence de presse floue
La communication de la CAF semble désormais se heurter à un mur de complexité juridique et politique. Interpellé sur le rôle trouble d’Olivier Savary dans la gestion disciplinaire des matchs, Patrice Motsepe a préféré la diplomatie de l’esquive. Cette décision de ne pas affronter directement le sujet de la manipulation arbitrale est révélatrice des enjeux internes qui secouent actuellement le Caire.
En déléguant la réponse au secrétaire général, le président a évité de s’engager personnellement, mais il a aussi laissé son institution sans défense face à des accusations qui touchent au cœur de son fonctionnement. Ce retrait stratégique est désormais interprété comme une incapacité à garantir l’absence totale de consignes administratives sur les arbitres.
L’enquête de l’ombre
De son côté, le secrétariat général a maintenu une ligne de défense minimale, axée sur le rappel des normes et des enquêtes internes déjà lancées. Cependant, l’absence de toute déclaration visant à laver l’honneur de la commission d’arbitrage est perçue comme un aveu de faiblesse. Pourquoi ne pas avoir simplement nié l’existence de telles consignes si elles n’ont jamais eu lieu ?
Ce flou entretenu par la direction de la CAF alimente une méfiance généralisée. Entre la rigueur des règlements et la réalité des interventions humaines, le fossé semble se creuser, menaçant de transformer cette affaire en une crise de confiance majeure entre les fédérations nationales et l’instance faîtière du football africain.







