L’administration fédérale allemande franchit une étape radicale pour sa souveraineté numérique. À partir de 2028, tous les services publics devront abandonner les logiciels propriétaires comme la suite Microsoft Office. Berlin impose désormais l’usage exclusif de solutions bureautiques ouvertes. Cette décision vise à garantir l’autonomie du pays face aux géants technologiques américains.
Rompre la dépendance aux logiciels propriétaires
Le logiciel Word détient actuellement près de 90 % du marché mondial. Cependant, son fonctionnement par abonnement via le cloud inquiète les autorités allemandes. L’accès continu à des infrastructures situées hors d’Europe rend l’administration vulnérable aux lois extraterritoriales. En basculant vers l’Open Source, l’Allemagne souhaite reprendre le contrôle total sur ses outils de rédaction et de gestion de données.
Sécuriser les infrastructures contre l’ingérence
Cette transition repose sur l’utilisation d’interfaces ouvertes et de serveurs de stockage locaux. L’objectif est de se prémunir contre la captation de données à distance ou un éventuel « kill switch » (interruption téléguidée). Une telle coupure politique pourrait paralyser le fonctionnement de l’État. Ce choix stratégique marque la volonté de Berlin de construire une infrastructure numérique robuste, transparente et protégée des influences étrangères.







