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24h dans le MondeActualitésAfriqueLe Soudan « abandonné » : Le cri d’alarme de l’ONU après trois ans de guerre

Le Soudan « abandonné » : Le cri d’alarme de l’ONU après trois ans de guerre

Le constat est sans appel et d’une violence rare : le Soudan n’est plus seulement une crise oubliée, c’est un pays « abandonné ». C’est par ces mots que Denise Brown, coordinatrice des Nations unies au Soudan, a fustigé jeudi 16 avril 2026 l’inertie de la communauté internationale face à un conflit qui entre dans sa quatrième année.

Depuis avril 2023, la guerre entre l’armée régulière et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) a transformé le pays en un terrain de désolation. À Khartoum, le centre-ville n’est plus qu’un amas de décombres où seuls quelques bâtiments officiels tiennent encore debout.

Une horreur documentée, mais ignorée

L’ONU multiplie les rapports alarmants, dénonçant une situation humanitaire qui dépasse l’entendement :

              Génocide et massacres : Des preuves de génocide ont été établies, notamment à El-Facher, où la prise de contrôle par les FSR l’an dernier a coûté la vie à plus de 6 000 personnes.

             Violences systématiques : Le recours aux violences sexuelles comme arme de guerre et les exécutions ethniques au Darfour rappellent les heures les plus sombres de la région.

            Famine généralisée : 33 millions de personnes, soit plus de 60 % de la population, ont un besoin urgent d’aide humanitaire. Au Kordofan, les enfants meurent de faim chaque jour sous le feu des drones.

Un conflit alimenté par l’étranger

Si la solution est souvent présentée comme devant être soudanaise, Denise Brown rappelle une vérité dérangeante : « Les armes ne viennent pas du Soudan ». Le conflit est entretenu par des flux illégaux et des soutiens étrangers. L’armée est épaulée par l’Égypte et l’Arabie saoudite, utilisant des technologies turques et iraniennes, tandis que les FSR sont soupçonnés de recevoir un appui des Émirats arabes unis, malgré leurs démentis.

Une aide internationale insuffisante

Malgré une conférence de donateurs à Berlin ayant réuni environ 1,5 milliard d’euros, ces promesses de dons paraissent dérisoires face à l’ampleur du désastre. Les efforts diplomatiques menés par le « Quad » (États-Unis, Arabie saoudite, Émirats et Égypte) piétinent, laissant les civils soudanais seuls face aux drones tueurs et à la famine.

« Qu’attend le monde pour se réveiller et entreprendre les mêmes efforts que face à d’autres crises effroyables sur la planète ? » s’interroge Denise Brown.

Pour l’ONU, le défi n’est plus seulement financier, il est politique : il s’agit de trouver un véritable chemin vers la paix dans un pays où chaque jour qui passe alourdit un bilan humain déjà catastrophique.

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