À compter du vendredi 24 juillet à minuit, les États-Unis mettent en application une nouvelle vague de droits de douane ciblant une soixantaine de partenaires commerciaux. Prenant le relais des surtaxes temporaires de 10 % instaurées en février dernier et arrivées à échéance, ces nouvelles barrières tarifaires oscillent entre 10 % et 12,5 % selon le niveau de régulation des pays visés.
La lutte contre le travail forcé comme levier stratégique
Cette décision découle d’une enquête menée depuis mars par le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer. L’administration américaine motive ces sanctions par la volonté de contraindre ses partenaires à éliminer les produits issus du travail forcé de leurs chaînes d’approvisionnement :
Surtaxe de 10 % : Appliquée aux pays disposant déjà de mécanismes jugés partiellement satisfaisants par Washington, notamment les membres de l’Union européenne, le Royaume-Uni, le Mexique et le Canada.
Surtaxe de 12,5 % : Imposée à une quarantaine de nations jugées insuffisantes sur ce terrain, parmi lesquelles la Chine, le Japon, la Corée du Sud et la Suisse.
Exemptions : L’énergie et les matières premières non produites sur le sol américain restent exclues du champ d’application.
Maintenir la pression sur le commerce mondial
En appuyant cette mesure sur la même législation que celle utilisée pour les taxes sectorielles (acier, aluminium, automobile) non invalidée par la Cour suprême, la Maison Blanche cherche à pérenniser son levier de pression commerciale. Cette annonce s’ajoute à des sanctions ciblées récentes, comme la surtaxe de 25 % imposée au Brésil et celle de 50 % visant le Canada, alors même que l’UE fait également l’objet d’une seconde enquête américaine portant sur la surcapacité industrielle.







