La nuit du vendredi 19 au samedi 20 juin 2026 a livré un condensé d’émotions et de rebondissements sur les pelouses de la Coupe du monde. Entre un carton rouge totalement inédit entré dans l’histoire du football, des blessures majeures, des coulisses sous haute tension et les deux premières sélections officiellement éliminées du tournoi, le spectacle a été total de minuit à l’aube.
Almiron voit rouge, la Turquie prend la porte
Le milieu de terrain du Paraguay, Miguel Almiron, a inscrit son nom d’une manière bien insolite dans les annales du football mondial. Il est devenu le tout premier joueur de l’histoire à être exclu pour avoir mis sa main devant sa bouche, enfreignant la nouvelle directive stricte de la FIFA visant à éradiquer les insultes racistes (instaurée suite à l’affaire Prestianni-Vinicius en début d’année). Malgré cette infériorité numérique et les assauts de la Turquie de Vincenzo Montella, le Paraguay a tenu son avantage (1-0). Ce résultat provoque l’élimination précoce des Turcs.
Haïti éliminé, le Brésil tremble pour Raphinha
Dans le groupe C, le Brésil a fait respecter la logique sportive en dominant logiquement Haïti (3-0) grâce à des réalisations de Matheus Cunha et Vinicius Jr en première période. Ce second revers condamne mathématiquement les Grenadiers d’Haïti, qui deviennent la deuxième nation éliminée. Seule ombre majeure au tableau pour la Seleção : la sortie sur blessure de Raphinha. L’ailier du FC Barcelone a dû quitter le terrain en grimaçant, touché à l’arrière de la cuisse, ce qui jette un immense froid sur la suite de son Mondial alors que Neymar manque déjà à l’appel.
Hakimi impérial, tensions au Sénégal
Du côté des sélections africaines, les trajectoires divergent. Face à l’Écosse à Foxborough, le Maroc a décroché une victoire précieuse (1-0) signée Ismaël Saibari. Le capitaine des Lions de l’Atlas, Achraf Hakimi, a joué l’intégralité du match sous la bronca du public écossais en raison de ses démêlés judiciaires, affichant une sérénité saluée par son sélectionneur Mohamed Ouahbi. À l’inverse, l’ambiance est délétère au sein du camp de base du Sénégal : de vives tensions ont éclaté au sein de la délégation concernant les primes, la qualité de l’hôtel, la nourriture et l’avenir contractuel du sélectionneur.







