Le débat sur la révision constitutionnelle en République démocratique du Congo a franchi une étape décisive ce mercredi 6 mai 2026. Lors d’une conférence de presse très attendue, le président Félix Tshisekedi a brisé le silence sur ses intentions politiques. Si le chef de l’État a affirmé ne pas avoir officiellement « sollicité un troisième mandat », il a néanmoins qualifié de « normal » le débat sur la réforme de la Constitution par voie de référendum, se disant prêt à se mettre « à la disposition » de la population si celle-ci le lui demandait.
Une stratégie de « glissement » qui ne surprend plus
Pour de nombreux observateurs et médias africains, cette sortie médiatique n’est que la confirmation d’un processus entamé depuis plusieurs mois.
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Le « balisage » du terrain : Comme le souligne La Nouvelle Tribune au Bénin, la majorité présidentielle prépare méthodiquement l’opinion. En laissant ses ministres et députés porter le discours du troisième mandat, le président adopte une posture d’arbitre tout en laissant les verrous sauter.
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Le déclin de la limitation des mandats : À Conakry, Le Djely déplore que la limitation des mandats ne soit plus une préoccupation majeure dans l’espace francophone, illustrant un recul démocratique global.
L’argument sécuritaire comme levier politique
Au-delà de la révision textuelle, Félix Tshisekedi lie son avenir politique à la situation sécuritaire critique dans l’est du pays. En insistant sur le retour de la « stabilité et de la dignité » comme priorités absolues, il prépare l’opinion à l’éventualité d’un report des échéances électorales. Cette approche est vivement critiquée par des titres comme Wakat Sera au Burkina Faso, qui y voit une forme de « chantage » politique, utilisant le conflit armé pour justifier le maintien au pouvoir.







