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C’est l’un des points les plus forts de l’analyse de Maître Duchêne. Il était dans le stade le 18 janvier. Il a vu les joueurs sénégalais rentrer aux vestiaires. Et il s’est immédiatement posé une question : est-ce qu’ils mesuraient la portée de leur geste ? |
Ce que l’arbitre aurait dû faireDuchêne est précis. Selon les règlements, le fait de refuser de reprendre le jeu et de quitter le terrain peut être assimilé à un abandon du match. L’arbitre aurait pu, à ce moment-là, mettre un terme définitif à la rencontre et attribuer la victoire au Maroc. Il ne l’a pas fait. Probablement pour des raisons extra-sportives. Car c’est une décision très lourde à prendre pour un arbitre lors d’une finale de CAN. Mais cette inaction a créé tout le problème institutionnel qui a suivi pendant deux mois. |
Sadio Mané, personnage clé de cette histoireDuchêne rappelle un fait crucial. Si Sadio Mané n’était pas allé chercher ses coéquipiers pour les faire revenir sur le terrain, le forfait aurait été prononcé sur le champ ce soir-là. C’est Mané qui, en ramenant ses coéquipiers, a permis la reprise du jeu. Paradoxalement, c’est ce geste de fair-play de Mané qui a ouvert la boîte de Pandore. Le match a repris. Le Sénégal a gagné. Et deux mois plus tard, la CAF a dû faire ce que l’arbitre n’avait pas fait ce soir-là. Toute cette affaire aurait pu être réglée en cinq minutes à Rabat le 18 janvier. |







