La rentrée scolaire a tourné court pour quelque 1,6 million d’élèves du secteur public en Libye. Initialement prévue début septembre, elle se retrouve lourdement compromise par le passage de sit-in à une grève générale illimitée décrétée par le corps enseignant.
Du côté de Tripoli comme de Benghazi, des centaines de professeurs exigent une revalorisation significative de leurs salaires et la mise en place d’une assurance maladie, éclipsant pour l’instant les aménagements de calendrier tentés par le ministère de l’Éducation.
Une mobilisation d’ampleur face à l’érosion du pouvoir d’achat
- Des salaires jugés insuffisants : Les grévistes protestent contre une rémunération publique oscillant entre 1 000 et 2 500 dinars libyens (environ 155 à 390 dollars), rendue précaire par la forte hausse du coût de la vie.
- Un mouvement national très suivi : Porté par le syndicat général des enseignants libyens, le mot d’ordre mobilise près d’un demi-million de personnels à travers le pays, divisé entre administrations rivales.
- Des revendications historiques : Outre l’alignement sur d’autres grilles de la fonction publique, l’obtention d’une couverture santé pérenne reste au cœur des exigences du corps enseignant.
La réponse de l’État et l’impact sur l’année scolaire
Face à cette paralysie qui touche la quasi-totalité des écoles publiques épargnant toutefois les établissements privés, le ministère de l’Éducation à Tripoli multiplie les concertations. Sans réponse concrète sur le volet salarial pour l’instant, les autorités ont d’ores et déjà acté la suppression de certaines périodes de vacances afin de combler le retard accumulé dès la reprise des cours.







