La tension diplomatique est à son paroxysme dans la Corne de l’Afrique. Suite à des accusations d’ingérence et de soutien à une nouvelle alliance rebelle armée, l’Éthiopie a ordonné jeudi 1er octobre la fermeture de son ambassade à Asmara et l’expulsion de dix diplomates érythréens.
Une décision radicale à laquelle l’Érythrée a immédiatement riposté en annonçant la rupture totale de ses relations diplomatiques avec Addis-Abeba, sur fond d’intensification des combats et d’explosions inédites près de la capitale éthiopienne.
Une escalade fulgurante sur fond de rébellion armée
- Des accusations directes : Les autorités éthiopiennes reprochent à Asmara d’appuyer, aux côtés du Soudan et de l’Égypte, l’offensive d’une coalition anti-gouvernementale active dans plusieurs régions du pays.
- Riposte immédiate : Après l’expulsion de ses diplomates et la fermeture de la représentation éthiopienne, l’Érythrée a officialisé la rupture de ses liens diplomatiques avec son voisin.
- Un climat sécuritaire tendu : Cette crise intervient alors que des explosions ont retenti pour la première fois à l’ouest d’Addis-Abeba, ciblant le quartier général des forces armées.
Des répercussions majeures pour la stabilité régionale
Le conflit, qui s’étendra désormais au-delà des zones traditionnelles de combat avec l’implication de mouvements rebelles comme le TPLF ou les Fano, fait craindre une déstabilisation durable de la région. Tandis que l’espace aérien se restreint avec l’interdiction des vols de drones autour de la capitale, les analystes s’interrogent sur la suite que donnera le régime d’Addis-Abeba à cette crise ouverte.







