L’administration Trump prévoit de réallouer 2 milliards de dollars initialement destinés aux programmes de santé mondiale pour financer la fermeture définitive de l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Selon des documents obtenus par CNN, ces fonds, votés par le Congrès pour lutter contre le paludisme, la tuberculose ou le VIH/SIDA, serviront désormais à couvrir les frais juridiques et la liquidation des actifs de l’agence démantelée.
Un impact humain catastrophique
Le détournement de ces crédits vers des dépenses administratives de fermeture inquiète les experts de santé publique. Une analyse de la Health Security Policy Academy détaille les conséquences potentielles de ces coupes :
-
Tuberculose et Paludisme : Environ 170 000 décès évitables pourraient survenir suite à l’arrêt des financements.
-
Maternité et Nutrition : Près de 23 millions d’enfants pourraient perdre leur accès à une aide nutritionnelle, et 5,7 millions de femmes se verraient privées d’infrastructures d’accouchement sécurisées.
-
VIH/SIDA : Le programme PEPFAR accuse déjà un retard de dépenses de 1,7 milliard de dollars, menaçant des millions de patients, principalement en Afrique.
Bras de fer politique au Congrès
Cette décision déclenche une vive opposition au Capitole. Un groupe de 17 sénateurs démocrates a adressé une lettre de protestation au secrétaire d’État Marco Rubio, exigeant l’annulation de cette notification budgétaire. Ils dénoncent l’utilisation de fonds humanitaires pour éponger les « dépenses inutiles » liées au choix politique de supprimer l’USAID. Alors que le gouvernement a déjà réservé 19,1 milliards de dollars pour clore les contrats de l’agence, les défenseurs de l’aide internationale craignent que cette tendance n’entraîne une hausse massive de la mortalité mondiale d’ici 2030.







