En Turquie, les célébrations du Fête du Travail se sont déroulées cette année dans un climat particulièrement tendu. À l’appel des syndicats, des manifestations ont eu lieu à travers le pays pour dénoncer la baisse du pouvoir d’achat liée à une inflation persistante, mais aussi pour réclamer davantage de libertés et le respect de l’État de droit.

À Ankara, des dizaines de milliers de personnes ont bravé une météo menaçante pour descendre dans la rue et protester contre la hausse du coût de la vie. Les manifestants dénoncent des salaires insuffisants face à une inflation toujours élevée, ainsi que l’augmentation des loyers et des prix des produits de base.
À Istanbul, la situation a été plus tendue. Des affrontements ont éclaté lorsque certains groupes ont tenté de rejoindre la place Taksim, interdite aux rassemblements. Plusieurs centaines de personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre.
Au-delà des revendications économiques, les protestataires ont également dénoncé un climat politique jugé de plus en plus autoritaire. L’arrestation et l’emprisonnement de figures de l’opposition, comme Ekrem İmamoğlu, ainsi que les pressions exercées sur les journalistes, avocats et syndicalistes, ont été au cœur des critiques.
Malgré ces tensions, une note positive est venue des mineurs de l’entreprise Doruk Madencilik. Après plusieurs jours de grève de la faim pour réclamer des salaires impayés, ils ont finalement obtenu satisfaction, marquant une rare victoire sociale dans ce contexte difficile.
Norbert MEGAN YAOVI
24h dans le MondeActualitésEconomieTurquie : 1er-Mai sous haute tension entre colère sociale et répression







