Le 8 mars 2026, l’Assemblée des experts désigne Mojtaba Khamenei comme troisième guide suprême d’Iran. Il succède à son père Ali, tué le 28 février. Trump le menace. Israël en fait une cible.
Une nomination en temps de guerre
L’Assemblée des experts se réunissait depuis plusieurs jours dans la discrétion. Le 8 mars au soir, la télévision d’État iranienne diffuse le communiqué officiel : Mojtaba Khamenei, 56 ans, devient le troisième guide suprême de la République islamique. L’annonceur lit le texte pendant qu’une photo de Mojtaba apparaît à l’écran. Quelques heures plus tard, les Gardiens de la Révolution déclarent leur allégeance publiquement.
Mojtaba se trouve dans les locaux de son père lors de la frappe israélienne du 28 février. Sa femme Zahra Haddad-Adel meurt dans l’attaque. Lui survit. Les partisans de la ligne dure le considèrent désormais comme un martyr de la guerre. Sa cote grimpe instantanément auprès des 88 religieux de l’Assemblée. Leur choix ne surprend personne.
L’homme de l’ombre prend le pouvoir suprême
Mojtaba Khamenei n’a jamais occupé de fonction officielle. Pourtant, les câbles diplomatiques américains de WikiLeaks le surnomment le pouvoir derrière les robes. Il joue depuis des décennies le rôle d’aide de camp, de confident et de faiseur de rois auprès de son père. Les États-Unis le sanctionnent dès 2019 pour avoir avancé les ambitions régionales déstabilisatrices de son père.
Formé à la théologie à Qom, il ne détient que le titre de hojatoleslam, inférieur au rang d’ayatollah requis par la Constitution. La question de sa légitimité religieuse divise le clergé. Mais les Gardiens de la Révolution soutiennent sa candidature. Dans un pays en guerre, leur avis pèse plus que les textes.
Trump dit non, Israël vise
Avant même l’annonce officielle, Trump déclare sur Truth Social que le nouveau guide ne tiendra pas longtemps sans son aval. Il avait déjà traité Mojtaba de poids plume et affirmé : « Khamenei est inacceptable pour moi. » Israël, de son côté, annonce qu’il constitue une cible potentielle. Les Bourses réagissent immédiatement : le baril de pétrole accélère sa flambée.
Malgré ces menaces, l’Iran ne plie pas. Le régime affiche sa continuité. Mojtaba Khamenei représente une ligne dure assurée. Une loyauté totale envers les Gardiens de la Révolution. Et une légitimité de sang : celle d’un fils qui a perdu sa femme dans la guerre que ses ennemis ont déclenchée. Pour ses partisans, c’est suffisant pour régner.







