Alors que le conflit en Iran entre dans son troisième mois, les experts militaires du monde entier scrutent les opérations pour en tirer des enseignements cruciaux. Pour la Chine, l’observation des capacités américaines sous le feu ennemi offre un aperçu de ce que pourrait être un affrontement direct dans le Pacifique, notamment autour de Taïwan.
La vulnérabilité des systèmes de pointe
L’un des principaux enseignements pour l’Armée populaire de libération (APL) concerne l’efficacité des défenses antimissiles. Des experts comme Fu Qianshao, ancien colonel de l’armée de l’air chinoise, soulignent que l’Iran a réussi à saturer ou contourner des systèmes sophistiqués tels que le Patriot ou le THAAD.
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Guerre asymétrique : L’utilisation par Téhéran de drones Shahed à bas coût et de missiles balistiques rudimentaires a prouvé qu’une technologie « primitive » peut pénétrer des boucliers de haute technologie.
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Course à l’armement : En réponse, Pékin accélère le déploiement de ses chasseurs furtifs J-20 (environ 1 000 appareils prévus) et de missiles hypersoniques YJ-21 pour garantir sa capacité de frappe.
Le détroit de Taïwan : Un futur « enfer de drones » ?
Le conflit iranien valide l’importance des systèmes sans pilote, un domaine où la Chine domine mondialement. Les analystes préviennent que les capacités de production chinoises pourraient permettre de fabriquer jusqu’à un milliard de drones armés par an en cas de mobilisation industrielle.
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Dissuasion par le nombre : L’amiral Samuel Paparo (USPACOM) préconise de transformer le détroit de Taïwan en un « enfer de drones » (sous-marins, aériens et de surface) pour stopper toute tentative d’invasion.
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Le coût de l’agression : L’expérience montre qu’un drone peu coûteux peut détruire un navire de transport ou un avion transportant des centaines de soldats, rendant l’offensive extrêmement risquée et coûteuse.
Les limites de la puissance militaire
Enfin, les experts mettent en garde contre une vision purement tactique de la guerre. Craig Singleton (FDD) rappelle que les victoires sur le champ de bataille ne garantissent pas de résultats politiques. Malgré la supériorité aérienne américaine et la destruction d’infrastructures iraniennes clés, le règlement politique reste insaisissable. Un avertissement pour Pékin : une invasion de Taïwan, même militairement réussie, pourrait mener à une instabilité politique ingérable sur le long terme.







