La tension atteint un nouveau pic critique dans le conflit ukrainien. Ce lundi 25 mai 2026, le ministère russe des Affaires étrangères a officiellement exhorté les ressortissants étrangers et le personnel des missions diplomatiques à évacuer Kiev « dès que possible ». Présentant cet avertissement comme une réponse directe à une frappe meurtrière de drones ukrainiens dans la région occupée de Lougansk, Moscou annonce l’imminence de bombardements intensifs ciblant les centres de commandement et le complexe militaro-industriel de la capitale.
Le chantage au missile « Orechnik » et le refus d’évacuer de Paris
Cette mise en garde survient après un week-end de pilonnage massif sur l’Ukraine, marqué par le troisième tir russe d’un missile balistique de dernière génération, de type Orechnik. Dans la foulée, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, pour l’inviter fermement à évacuer l’ambassade des États-Unis. Face à ce que le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiha, qualifie de « chantage russe », la France a immédiatement réagi avec fermeté. Le Quai d’Orsay a balayé l’avertissement de Moscou, affirmant qu’il est « hors de question d’évacuer » ses diplomates.
Starobilsk, le point de rupture des représailles de Moscou
Pour justifier cette nouvelle vague d’attaques programmées, la diplomatie russe évoque une frappe de drones ukrainiens survenue dans la nuit de jeudi à vendredi contre le dortoir d’un lycée à Starobilsk, une zone sous contrôle russe. Selon Moscou, cette « attaque sanglante » a coûté la vie à 21 adolescents, constituant la goutte d’eau qui fait déborder le vase. De son côté, l’état-major ukrainien réfute avoir visé des civils, affirmant avoir ciblé avec succès un quartier général militaire russe situé dans la zone. Alors que la menace plane sur Kiev, l’Ukraine exhorte plus que jamais ses partenaires occidentaux à ne pas céder à la panique et à accélérer les livraisons d’armements.







