Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a annoncé une vaste consultation des 211 fédérations membres pour réformer les processus de décision et renforcer la transparence au sein de l’instance. Cette initiative intervient après l’abandon d’un projet controversé d’ouverture du capital commercial, qui avait provoqué de vives tensions avec l’UEFA.
Une réforme de la gouvernance pour apaiser les tensions
Face aux remous provoqués par le projet avorté d’ouverture du capital de ses compétitions à des investisseurs privés, Gianni Infantino tente de reprendre la main. Dans une lettre adressée aux associations membres, le patron du football mondial propose de structurer de nouvelles consultations avec les confédérations et les fédérations nationales afin d’améliorer la transparence et la responsabilité de l’organisation.
Cette fronde, menée notamment par l’UEFA qui avait brandi la menace d’un boycott avant de se raviser, a mis en lumière des failles dans la communication interne. Tout en affirmant que l’indépendance de l’instance n’a jamais été compromise, le dirigeant suisse a reconnu que la précipitation de cette annonce avait pu laisser croire à des décisions unilatérales. Les premières propositions concrètes seront ainsi soumises au Conseil de la FIFA dès le 15 octobre prochain.
En route vers un nouveau mandat en mars
Cette séquence délicate intervient à un moment charnière pour l’avenir de la direction du football mondial. À la tête de l’institution depuis 2016, Gianni Infantino a d’ores et déjà profité de cette clarification pour confirmer sa candidature à un nouveau mandat lors de l’élection présidentielle prévue en mars prochain.
Alors que l’UEFA continue de réclamer son départ, le président sortant mise sur cette réforme institutionnelle pour consolider ses appuis à travers le monde. La réussite de ce chantier de gouvernance sera déterminante pour asseoir sa légitimité à l’approche du scrutin.







