| Grégory Doucet, maire écologiste sortant de Lyon, conserve son fauteuil avec 50,67 % des voix. Son challenger Jean-Michel Aulas, l’ancien président de l’Olympique lyonnais soutenu par la droite et le centre, obtient 49,33 %. Soit 2 762 voix d’écart. Une victoire au rasoir. Et immédiatement contestée. |
La victoire de Doucet en chiffresLyon a enregistré le taux de participation le plus élevé des grandes métropoles : 66 % des électeurs se sont déplacés, contre 64,52 % au premier tour. Ce regain de mobilisation a profité à Doucet, dont la liste avait obtenu le soutien de La France Insoumise entre les deux tours. Au premier tour, Doucet menait de justesse avec 37,36 % contre 36,78 % pour Aulas. L’entre-deux-tours a été décisif. L’alliance avec LFI a permis à Doucet de mobiliser un électorat de gauche plus large. Le maire réélu parle d’amour commun de la ville et de campagne flamboyante. |
Aulas ne reconnaît pas sa défaiteJean-Michel Aulas ne digère pas. Dès dimanche soir, l’ancien patron de l’OL annonce avoir déposé un recours pour de nombreuses irrégularités constatées par ses équipes lors du scrutin. Il estime qu’environ un millier de voix le séparent de Doucet selon ses propres décomptes. À sa place, je ne ferais pas le fier, a-t-il lancé depuis son QG de campagne. Aulas avait pourtant investi massivement dans cette campagne, mobilisant son réseau sportif et entrepreneurial. Sa défaite, si elle est confirmée par la justice administrative, marque l’échec d’une candidature de personnalité face à un édile sortant bien implanté. |
Les écologistes perdent la MétropoleLa victoire de Doucet à la mairie cache une défaite importante pour les Verts. La Métropole de Lyon, dont le budget et les compétences dépassent largement ceux de la mairie, bascule à droite. Véronique Sarselli, dans la coalition Aulas, dispose d’une majorité confortable à la Métropole. C’est un paradoxe lyonnais : Doucet dirige la mairie, mais la droite tient la Métropole. Deux pouvoirs locaux en opposition pour six ans. Une situation qui promet des tensions institutionnelles dans la capitale des Gaules. |







