L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que le risque global pour la santé publique reste « faible », après la détection de plusieurs cas d’hantavirus à bord du navire de croisière néerlandais MV Hondius.

Selon le ministre sud-africain de la Santé, la souche identifiée chez un passager évacué en Afrique du Sud est le virus des Andes, une variante rare pouvant se transmettre d’une personne à une autre. Toutefois, les autorités précisent que cette transmission reste exceptionnelle et nécessite un contact étroit.
Le navire, actuellement immobilisé au large du Cap-Vert, devait initialement faire route vers Tenerife, dans les îles Canaries. Mais cette option est contestée par les autorités locales, qui s’opposent à l’accostage du bateau sur leur territoire. Une décision finale revient au gouvernement espagnol.
Deux passagers ont été transférés à Johannesburg, dont une personne décédée et une autre toujours hospitalisée. Un troisième cas suspect a également été évacué vers l’Europe pour prise en charge médicale.
Les autorités sanitaires sud-africaines, européennes et internationales ont lancé un vaste traçage des contacts. Plusieurs dizaines de personnes identifiées comme cas potentiels font actuellement l’objet d’un suivi médical.
Au total, huit cas ont été recensés à bord ou parmi les passagers évacués, dont trois confirmés selon l’OMS. L’organisation affirme continuer à collaborer avec les autorités concernées pour surveiller la situation et assurer la prise en charge des personnes exposées.
Malgré la propagation de l’alerte sanitaire, l’OMS et plusieurs autorités nationales estiment que le risque de diffusion à grande échelle demeure limité, en raison du mode de transmission rare du virus des Andes.
Norbert MEGAN YAOVI
24h dans le MondeActualitésAfriqueFoyer d’hantavirus à bord du « MV Hondius » : L’OMS se veut rassurante







