El Niño pourrait revenir dès l’été 2026. L’Organisation météorologique mondiale tire la sonnette d’alarme. Ce phénomène climatique, combiné au changement climatique, pourrait faire exploser les records de température. L’alerte est mondiale.
El Niño, l’enfant terrible du Pacifique
El Niño est un phénomène climatique naturel. Il survient en moyenne tous les trois à sept ans dans le Pacifique. Il se produit quand les eaux de surface de l’est du Pacifique deviennent anormalement chaudes. Ce réchauffement perturbe la circulation atmosphérique à l’échelle de la planète. Les années El Niño sont presque toujours des années records de chaleur. En 2023-2024, El Niño a été l’un des cinq épisodes les plus intenses jamais enregistrés. Il a contribué aux records de température mondiale de 2024. Cette année-là, la planète a vécu ses journées les plus chaudes depuis le début des mesures.
Un retour confirmé pour l’été 2026
Le 3 mars 2026, l’Organisation météorologique mondiale publie son bulletin trimestriel. El Niño est possible cette année avec une probabilité de 40 % entre mai et juillet. La NOAA américaine est plus précise : elle donne 50 à 60 % de chances pour la période juillet-septembre 2026.
Dès la période de mars à mai, l’OMM prédit une élévation de la température à la surface des terres émergées dans le monde entier. Le modèle européen ECMWF le place déjà en zone El Niño pour l’été 2026, avec un pic en hiver. L’épisode pourrait durer deux ans. Les scientifiques parlent même de super El Niño. Lors de ces évènements rares, les températures de l’eau dépassent de plus de 2 degrés Celsius la normale. Les effets sont alors plus forts, plus durables et plus étendus. Un tel évènement ne se produit qu’une fois tous les dix à quinze ans.
2027 : l’année la plus chaude de l’histoire ?
Zeke Hausfather, chercheur à Berkeley Earth, est catégorique. Si El Niño se développe fortement, 2026 va battre des records. Et 2027 sera très probablement l’année la plus chaude jamais enregistrée, devant 2024. La chaleur des océans se redistribue à l’atmosphère avec un décalage d’environ un an. Le changement climatique aggrave le phénomène. Le scientifique éric Webb du ministère américain de la Défense l’explique clairement : le système climatique ne peut plus dissiper la chaleur libérée par El Niño avant que le prochain épisode arrive. Chaque El Niño pousse le plancher de température mondiale encore plus haut.







