Face aux perturbations sécuritaires en mer Rouge qui ont poussé de nombreux navires à contourner le continent par le cap de Bonne-Espérance, l’Égypte diversifie ses infrastructures logistiques. Le Caire déploie actuellement un projet terrestre à grande vitesse pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement et pallier la vulnérabilité de son canal historique.
Articulé autour d’une ligne ferroviaire électrifiée de 2 000 kilomètres baptisée le « canal de Suez sur rails », ce réseau multimodal relie les ports de la mer Rouge aux terminaux de la Méditerranée. D’un coût de 8,7 milliards de dollars, cette infrastructure stratégique vise à acheminer jusqu’à 13 millions de tonnes de fret par an tout en renforçant l’intégration commerciale régionale.
Un réseau logistique multimodal
Modernisation des infrastructures : Des investissements majeurs dans les routes, les ports et le rail offrent aux partenaires commerciaux de nouvelles options de transit vers le marché européen, comme l’a souligné le ministre de l’Économie et de la Planification, Ahmed Rostom.
Pôle économique attractif : La zone économique du canal de Suez a attiré plus de 16 milliards de dollars d’investissements, favorisant les partenariats avec le secteur privé pour fluidifier le commerce mondial.
Le « canal de Suez sur rails » : Cette ligne ferroviaire à grande vitesse de 2 000 milliards de dollars permet aux compagnies maritimes de décharger les marchandises sur la mer Rouge pour les acheminer directement vers la Méditerranée.
Enjeux géostratégiques et intégration continentale
Au-delà de la sécurisation des flux face aux crises régionales, ce pont terrestre s’inscrit dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine. En connectant l’Afrique du Nord aux corridors commerciaux vers l’Est et le reste du continent, l’Égypte transforme les risques logistiques en leviers de croissance durable.







