Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont annoncé ce lundi 18 mai 2026 un renforcement des contrôles frontaliers et des restrictions d’accès au territoire américain. Cette décision fait suite à la contamination par le virus Ebola d’un ressortissant des États-Unis en République démocratique du Congo (RDC), alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà classé cette épidémie comme une urgence sanitaire internationale.
Interdictions de territoire et durcissement des visas
La mesure principale décrétée par l’agence sanitaire américaine cible tout ressortissant étranger ayant séjourné au cours des 21 derniers jours en République démocratique du Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud, pays désormais soumis à une restriction temporaire d’entrée aux États-Unis. En parallèle, Washington a ordonné une limitation immédiate de la délivrance des visas dans les représentations diplomatiques des zones concernées, un dispositif d’ores et déjà opérationnel au sein de l’ambassade américaine à Kampala, en Ouganda. Les CDC précisent toutefois que le risque de propagation immédiat pour la population américaine demeure faible.
Rapatriement sanitaire et prise en charge militaire
Le patient à l’origine de cette alerte est un médecin américain affilié à l’organisation humanitaire chrétienne Serge, en poste depuis trois ans à l’hôpital de Nyankunde, situé à proximité de Bunia (RDC). Contaminé dans le cadre de ses fonctions, il est en cours de transfert vers l’Allemagne pour y être pris en charge au sein d’une structure hospitalière militaire américaine. Son épouse et un autre proche, tous deux asymptomatiques, ont été placés en quarantaine. Au total, six autres personnes signalées dans la région géographique de l’épidémie sont également concernées par une procédure de rapatriement sanitaire vers l’Europe, possiblement à destination de l’hôpital militaire de Landstuhl ou de la base de Baumholder, infrastructures spécialisées déjà sollicitées lors de précédentes alertes sanitaires.







