Un plébiscite pour la continuité du régime
À l’issue du scrutin présidentiel du vendredi 10 avril 2026, Ismaïl Omar Guelleh a été officiellement réélu dès le premier tour avec un score écrasant de 97,81 % des suffrages. Au pouvoir depuis 1999, le chef de l’État entame ainsi son sixième mandat à la tête de ce pays stratégique de la Corne de l’Afrique. Face à lui, son unique adversaire, Mohamed Farah Samatar, n’a récolté que 2,19 % des voix. Malgré les critiques récurrentes sur le manque de compétition politique, le président a salué une « victoire du peuple », affirmant que ce résultat donne un nouvel élan à sa quête de développement durable et de stabilité nationale.
Soutien continental et enjeux de stabilité
La victoire de Guelleh a été rapidement saluée par Mahmoud Ali Youssouf, le président de la Commission de l’Union africaine. Dans une déclaration officielle ce samedi 11 avril, l’organisation panafricaine a pris acte des résultats et a loué le déroulement pacifique du scrutin, y voyant un signe de cohésion nationale. Ce nouveau mandat s’ouvre toutefois dans un contexte socio-économique complexe, marqué par un chômage des jeunes élevé et une dette extérieure importante.







