Le verdict de la 79e édition du Festival de Cannes est tombé ce samedi 23 mai 2026. Contre toute attente, le réalisateur roumain Cristian Mungiu a marqué l’histoire du festival en remportant la deuxième Palme d’or de sa carrière grâce à son film Fjord. Dix-neuf ans après son premier sacre pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours, le cinéaste de 58 ans s’impose dans un palmarès éclectique et engagé, avec une œuvre chorale puissante abordant la liberté religieuse et les fractures sociétales.
Un palmarès marqué par des œuvres chorales et politiques
Tourné dans les paysages hostiles d’une côte nordique, Fjord met en scène le bras de fer dramatique entre une famille évangélique et les services sociaux norvégiens pour la garde de leurs cinq enfants. Cristian Mungiu a dédié ce prix à la tolérance, définissant son œuvre comme « un film contre les intégrismes ».
Le reste du palmarès fait la part belle aux sujets de société et aux messages politiques forts :
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Grand Prix : Minotaure d’Andrei Zviaguintsev, une allégorie percutante sur la propagande d’État en Russie, accompagnée d’un appel direct du réalisateur à cesser le carnage en Ukraine.
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Prix de la mise en scène (ex æquo) : Décerné à La Bola Negra (fresque LGBTQ+ espagnole de Javier Calvo et Javier Ambrossi) et à Fatherland (portrait en noir et blanc de Thomas Mann par Pawel Pawlikowski).
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Prix du Jury : Attribué à Das geträumte Abenteuer de l’Allemande Valeska Grisebach.
Des prix d’interprétation doubles et une Caméra d’or historique
Les prix d’interprétation ont célébré le collectif cette année avec des distinctions attribuées ex æquo. Côté féminin, Virginie Efira et Tao Okamoto partagent le prix pour leurs rôles dans Soudain du Japonais Ryusuke Hamaguchi. Chez les hommes, Emmanuel Macchia et Valentin Campagne sont récompensés pour leur performance bouleversante dans Coward de Lukas Dhont, une romance gay historique au cœur des tranchées de la Première Guerre mondiale.
Enfin, le Prix du scénario est revenu à Emmanuel Marre pour Notre Salut, tandis que la prestigieuse Caméra d’or a sacré la réalisatrice rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo pour Ben’Imana, un premier film poignant sur la reconstruction et le pardon après le génocide au Rwanda.







