Il y a une phrase dans le communiqué de la FRMF du 17 mars que beaucoup ont lue trop vite. La Fédération tient à saluer l’ensemble des nations ayant participé à cette édition de la CAN, qui a constitué un moment majeur pour le football africain. Ce salut, dans ce contexte où les textes doivent être respectés, n’est pas anodin. C’est un geste politique autant que sportif.
Un contexte diplomatique très délicatLe Maroc et le Sénégal entretiennent des liens historiques forts. La présence de 18 supporters sénégalais encore emprisonnés à Rabat complique encore davantage la situation. La FRMF a visiblement mesuré chaque mot de son communiqué. Saluer les nations, c’est aussi saluer le Sénégal. C’est dire au peuple sénégalais : votre équipe a joué une grande compétition. La question disciplinaire est séparée de la question sportive. |
Mohammed VI en arrière-planLa FRMF annonce qu’elle s’exprimera officiellement ce mercredi après avoir réuni ses instances dirigeantes. Ce second communiqué sera scruté de près. Il devra trancher plusieurs questions pratiques : rapatriement du trophée, organisation d’une éventuelle cérémonie, position sur le recours sénégalais devant le TAS. La façon dont le Maroc gère politiquement cette victoire judiciaire dira beaucoup de sa maturité diplomatique dans le monde du football africain. |
Le football africain au carrefourQuelle que soit l’issue du recours devant le TAS, cette affaire laissera des traces. Elle rappelle que les règlements existent pour être appliqués, même dans les moments les plus sensibles. Elle rappelle aussi que le football africain a besoin de stabilité et de prévisibilité dans ses institutions. Le salut de la FRMF aux nations participantes, si modeste qu’il paraisse, incarne peut-être la seule bonne nouvelle de cette journée historique du 17 mars 2026 : dans une crise qui aurait pu diviser le continent, une fédération a choisi les mots de l’unité. C’est peu. |







