Dans un nouveau revirement au sein de l’administration américaine, les États-Unis vont verser 600 millions de dollars à l’Alliance mondiale du vaccin (Gavi). Gelés en 2025 par le ministre vaccinosceptique de la Santé Robert F. Kennedy, ces fonds accordés pour la période 2025-2026 viennent d’être libérés sous la pression bipartisante du Congrès et du département d’État.
Reprise en main par le département d’État et le Congrès
L’annonce faite par la sénatrice républicaine Susan Collins concrétise la fin d’un feuilleton politique au sommet de l’État américain. Alors que Robert F. Kennedy avait gelé la contribution américaine représentant un quart du budget de l’organisation, le secrétaire d’État Marco Rubio a réaffirmé la primauté de son ministère sur ce dossier stratégique. Soucieux de prévenir la résurgence d’épidémies mondiales avant qu’elles ne touchent le sol américain, les parlementaires ont insisté pour débloquer ces ressources d’urgence avant leur expiration prévue le 30 septembre 2026.
La controverse scientifique du thimérosal
Pour justifier sa décision initiale, le ministre de la Santé exigeait la suppression du thimérosal, un conservateur qu’il accuse à tort d’être lié à l’autisme. Si la communauté scientifique et les autorités de santé réfutent catégoriquement ce lien, la direction de Gavi a néanmoins validé un retrait progressif du produit. Comme le souligne le vaccinologue Peter Hotez, cette transition vers des flacons unidoses engendrera des surcoûts logistiques importants, au risque de réduire le nombre d’enfants vaccinés dans le monde par une organisation ayant évité plus de 20 millions de décès en 25 ans.







