Une lueur d’espoir majeure s’est allumée sur le front de la santé publique en Afrique de l’Est. Les autorités sanitaires ougandaises ont officiellement annoncé que le pays ne comptait plus aucun malade contaminé par le virus Ebola. Le tout dernier patient recensé a quitté, guéri, l’hôpital de référence de Mulago à Kampala ce jeudi 16 juillet 2026.
Cette sortie s’est faite lors d’une cérémonie officielle en présence du ministre de la Santé, le docteur Chris Baryomunsi, qui a martelé un message fort : « Ebola peut être vaincu ».
Le protocole des 42 jours activé
Si la guérison de ce dernier patient un citoyen congolais ayant traversé la frontière pour recevoir des soins est une victoire symbolique, l’Ouganda n’est pas encore légalement déclaré hors de danger.
Pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare officiellement la fin de l’épidémie sur le territoire, Kampala doit scrupuleusement respecter le protocole sanitaire international :
Un compte à rebours de 42 jours : Le pays doit observer une période totale de 42 jours consécutifs sans l’apparition du moindre nouveau cas.
Justification scientifique : Cette durée correspond exactement à deux fois la période d’incubation maximale du virus (fixée à 21 jours), garantissant l’extinction complète de la chaîne de transmission.
Une efficacité médicale remarquable face à la souche Bundibugyo
Le bilan ougandais témoigne d’une réactivité et d’une prise en charge particulièrement efficaces des services d’urgence. Sur les 20 cas confirmés enregistrés dans le pays (dont 15 étaient des cas importés de la République démocratique du Congo voisine), seules 2 personnes ont succombé au virus.
Avec un taux de mortalité historique de 10 %, l’Ouganda signe la performance médicale la plus basse jamais enregistrée lors d’une flambée d’Ebola. Un exploit d’autant plus notable que l’épidémie actuelle est causée par la souche Bundibugyo, pour laquelle il n’existe encore aucun vaccin ni traitement homologué (bien qu’un premier essai clinique pour un traitement antiviral ait été lancé par l’OMS le 14 juillet).
Le contraste alarmant avec le foyer de la RDC
La vigilance reste toutefois maximale aux frontières ougandaises, car la situation demeure critique chez le voisin congolais, véritable foyer de l’épidémie. La RDC affiche un bilan lourd avec plus de 2 100 contaminations officielles et 828 décès.
L’OMS a d’ailleurs lancé un avertissement sévère cette semaine, estimant que l’ampleur réelle de la contagion en RDC pourrait être deux à quatre fois supérieure aux chiffres officiels, portée par une vitesse de propagation inédite dans l’histoire de ce virus hémorragique.







