Invitée au JT de 20h de TF1 ce mardi 7 juillet, Marine Le Pen a officiellement confirmé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, quelques heures seulement après avoir été condamnée en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du FN. Sanctionnée par une peine d’inéligibilité et de prison ferme aménageable, la leader du Rassemblement national a précisé qu’elle ferait campagne sans bracelet électronique grâce au dépôt d’un pourvoi en cassation, un recours juridique qui suspend l’exécution de sa peine et rétablit sa présomption d’innocence.
Une pluie de critiques de la gauche au centre
Cette annonce immédiate a provoqué une vague d’indignation et de vives réactions au sein de la classe politique française. À gauche, les responsables ont dénoncé l’absence de moralité de la candidate du RN, Manon Aubry et Boris Vallaud la qualifiant ouvertement de « délinquante », tandis que Marine Tondelier et Fabien Roussel ont estimé qu’une telle condamnation pour détournement de fonds publics aurait dû la pousser à renoncer d’elle-même. De son côté, Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé que l’objectif principal restait de battre le parti nationaliste par la voie des urnes.
La majorité et Édouard Philippe dénoncent un double discours
Les critiques ont également fusé du côté du centre et de la droite, où les rivaux politiques ont pointé du doigt les contradictions de la candidate. Le président d’Horizons, Édouard Philippe, a rappelé la gravité des faits reprochés, affirmant que si une autre figure politique avait été condamnée pour des délits similaires, Marine Le Pen aurait exprimé une colère considérable. Enfin, Gabriel Attal, candidat pour Renaissance, a fustigé la dimension morale de cette démarche et a accusé la représentante du Rassemblement national de prendre en otage l’ensemble de la future campagne présidentielle.







