Les indicateurs climatiques virent au rouge vif. Selon les données publiées ce mercredi 1ᵉʳ juillet 2026 par l’observatoire européen Copernicus Marine, la température moyenne à la surface des océans mondiaux a atteint 20,98°C en juin. Ce chiffre historique efface le précédent record de juin 2024 (20,89°C) et fait craindre une année de canicules marines destructrices, sous l’effet combiné du réchauffement global et du retour en force du phénomène El Niño.
El Niño menace de faire tomber d’autres records
Ce coup de chaud planétaire s’explique par l’accumulation continue des gaz à effet de serre, mais aussi par l’arrivée d’un épisode El Niño qui s’annonce comme l’un des plus intenses de l’histoire moderne.
Les scientifiques de l’observatoire s’inquiètent des conséquences à court terme :
-
L’océan Pacifique tropical vient de boucler son premier semestre le plus chaud de l’histoire (26,91°C).
-
Plus de 82 % de la surface océanique mondiale a déjà subi au moins une vague de chaleur marine depuis le début de l’année.
La Méditerranée asphyxiée par les canicules
Parmi les zones les plus durement touchées, la mer Méditerranée particulièrement sensible car fermée bat tous les records. Au cours du mois de juin, ses eaux ont affiché une moyenne inédite de 24,34°C, avec des anomalies de température grimpant localement jusqu’à +5,2°C au-dessus des normales saisonnières au large de Barcelone.
Ces canicules marines extrêmes menacent directement la biodiversité en provoquant des mortalités massives chez les coraux et les mollusques, tout en chargeant l’atmosphère en énergie, un carburant redoutable pour les futurs épisodes de pluies extrêmes à l’automne.







