Face à la crise géopolitique qui secoue le Moyen-Orient et perturbe l’approvisionnement mondial, Washington a fait le choix du pragmatisme. Le président Donald Trump a décidé de suspendre, pour une durée de huit mois, les droits de douane appliqués aux engrais phosphatés importés du Maroc. Une décision d’urgence cruciale pour sécuriser la prochaine campagne agricole américaine à l’automne.
Le géant marocain du phosphate comme bouclier
La guerre en cours dans le golfe arabo-persique asphyxie l’économie agricole des États-Unis, confrontée à une envolée des coûts de production et à des pénuries d’engrais. Pour y remédier, Washington se tourne vers le partenaire le plus solide du secteur :
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Le Maroc détient à lui seul près de 70 % des réserves mondiales connues de phosphate.
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Le royaume s’impose comme l’un des rares fournisseurs capables de livrer immédiatement d’immenses volumes sans risque de perturbation logistique.
Un cessez-le-feu commercial temporaire
Cette exemption fiscale met temporairement entre parenthèses un lourd contentieux commercial. Depuis cinq ans, les États-Unis imposaient en effet des taxes compensatoires sur ces engrais, à la suite d’une plainte de producteurs locaux américains contre la concurrence marocaine.
Bien qu’étant eux-mêmes de gros producteurs, les États-Unis dépendent des importations à hauteur de 35 % de leur consommation nationale. Le leader mondial du secteur, le groupe marocain OCP, s’est immédiatement réjoui de cette annonce, y voyant une étape clé pour reconquérir durablement des parts de marché sur le sol américain.







