24h dans le Monde

A la Une

17/07/2026
Suivez Nous :

Site d’actualité internationale proposant une lecture globale des événements mondiaux avec une perspective francophone.

Quick Contact:

quick-wittedmgt

Site d’actualité internationale proposant une lecture globale des événements mondiaux avec une perspective francophone.

Quick Contact:

24h dans le MondeActualitésDiplomatieBrics : L’ambassadeur américain tacle le « non-alignement » de Pretoria

Brics : L’ambassadeur américain tacle le « non-alignement » de Pretoria

Les relations bilatérales entre Washington et Pretoria traversent une zone de fortes turbulences. Une vive passe d’armes a éclaté sur les réseaux sociaux entre le nouvel ambassadeur des États-Unis en Afrique du Sud, l’ultraconservateur Leo Brent Bozell III, et le ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération (DIRCO). Au cœur du litige : le positionnement diplomatique de Pretoria face aux rivaux de l’axe américain.

Une coïncidence d’agendas qui irrite Washington

L’étincelle s’est produite lors d’une semaine d’intense activité diplomatique pour l’Afrique du Sud, membre historique des BRICS :

  • À Pékin, le vice-président sud-africain, Paul Mashatile, effectuait une visite de travail pour approfondir les liens avec la Chine.

  • À Pretoria, le gouvernement recevait simultanément le ministre adjoint des Relations internationales iranien pour des consultations bilatérales.

Face à ce calendrier, l’ambassadeur américain a frontalement critiqué la diplomatie sud-africaine sur le réseau social X :

« Le gouvernement d’Afrique du Sud déroule le tapis rouge pour le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, tandis que le vice-président Mashatile est à Pékin pour approfondir ses liens avec la Chine. Pretoria appelle cela le « non-alignement ». Nous, nous mettons des mots sur ce dont il s’agit vraiment : un choix. »

Le non-alignement n’est pas la neutralité

Le ministère sud-africain des Affaires étrangères a fermement recadré le diplomate américain, rappelant les fondements de sa souveraineté nationale :

  • Indépendance souveraine : Pretoria a martelé que sa politique étrangère était guidée par ses propres intérêts nationaux et la promotion d’un dialogue global inclusif.

  • Refus des blocs : Le cabinet a précisé que « le non-alignement ne doit pas être confondu avec la neutralité » et que le pays refuse catégoriquement d’être entraîné dans des guerres d’influence ou d’être sommé de choisir son camp.

  • Rappel à l’ordre protocolaire : Les autorités ont invité l’ambassadeur américain à privilégier les canaux diplomatiques officiels plutôt que les sorties publiques sur les réseaux sociaux.

Un diplomate habitué des frictions

Arrivé en poste en février 2026 sous la seconde administration de Donald Trump, Leo Brent Bozell III multiplie les déclarations clivantes :

  • Souveraineté judiciaire : En mars 2026, à peine installé, il avait provoqué un tollé lors d’une conférence en s’en prenant aux tribunaux sud-africains. Il avait critiqué le système de discrimination positive (BBBEE) et rejeté les décisions de justice locales concernant le chant historique de l’ANC « Kill the Boer », le qualifiant de discours de haine « peu importe ce que disent vos tribunaux ».

  • Contexte global : Ces tensions s’inscrivent dans une politique américaine très agressive de la part de Donald Trump envers l’Afrique du Sud. Le président américain accuse régulièrement Pretoria de persécuter sa minorité blanche, a imposé des barrières douanières strictes et a gelé plusieurs programmes d’aide, notamment en raison de l’action intentée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de Justice (CIJ).

Partager:

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article connexe

Tags