Une première alerte sanitaire sur le sol français, mais sous contrôle. Pour la première fois, un cas d’Ebola a été officiellement diagnostiqué en France chez un médecin de l’ONG Alima de retour de République démocratique du Congo (RDC). Bien que le pays devienne ainsi la première nation hors d’Afrique touchée par l’épidémie actuelle, le gouvernement et les instances internationales se veulent rassurants : le protocole d’isolement a été appliqué à la lettre et le risque de propagation reste extrêmement faible.
Un protocole strict et cinq cas contacts à l’isolement
Arrivé mardi à Paris à bord d’un vol Air France en provenance de Kinshasa, le praticien a respecté l’ensemble des consignes sanitaires édictées par les autorités :
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Prise en charge immédiate : Légèrement indisposé pendant le trajet (maux de tête), le médecin était asymptomatique à l’embarquement. Il a été immédiatement transféré dans une chambre à double flux au sein d’un établissement hospitalier spécialisé dès sa descente d’avion. Sa charge virale est jugée « très faible ».
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Quarantaine pour les proches : Grâce à la liste des passagers fournie par la compagnie aérienne, cinq personnes ayant été en contact étroit avec le patient ont été identifiées. Elles font l’objet d’un isolement strict à domicile d’une durée de 21 jours.
La déclaration de la ministre : Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a tenu à rassurer la population sur France 2 : « Dès qu’on a été alerté, évidemment on a regardé les personnes qui étaient assez proches de lui dans l’avion. » Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a également affirmé suivre la situation de très près.
La RDC face à une souche rare et préoccupante
La République démocratique du Congo traverse actuellement sa 17e épidémie d’Ebola. La situation y est particulièrement complexe en raison du profil biologique du virus :
| Indicateur de l’épidémie | Données officielles (RDC) |
| Nombre de cas recensés | 1 048 cas |
| Nombre de décès | 267 morts |
| Taux de létalité | ~25 % |
| Souche du virus | Bundibugyo (Souche rare) |
| Traitement / Vaccin | Aucun traitement spécifique disponible |
L’absence de vaccin adapté à cette souche spécifique, couplée à la présence de zones de conflit armé en RDC, complique l’action des ONG sur place. L’ONG Alima a d’ailleurs ouvert une enquête interne pour comprendre comment ce soignant a pu être contaminé malgré les mesures de protection drastiques imposées aux équipes.







