Un pas historique vers la désescalade, teinté de guerres de communication. Alors qu’un premier cycle de pourparlers de paix s’est achevé en Suisse sous l’égide de médiateurs internationaux, l’Iran s’est empressé de qualifier le protocole d’accord de « déclaration de défaite de l’Amérique ». Ce rapprochement diplomatique coïncide avec un signal politique fort envoyé par le Sénat américain, qui a voté le retrait des forces armées du conflit.
Une feuille de route en 60 jours
Réunies dans un hôtel de luxe des Alpes suisses, les délégations américaines et iraniennes ont acté une avancée majeure sous la médiation du Qatar et du Pakistan. Les deux puissances se sont accordées sur une feuille de route claire visant à sceller un accord de paix définitif dans un délai de 60 jours.
En signe de bonne volonté, Washington a annoncé la suspension pour deux mois de ses sanctions économiques asphyxiantes sur le pétrole iranien, en échange du retour des inspecteurs nucléaires internationaux sur le sol iranien. Cependant, les tensions persistent sur le plan souverain : Téhéran exige de maintenir le contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, refuse catégoriquement toute instauration de péages ou de taxes maritimes par l’Iran dans ce couloir mondial.
Le Sénat défie Trump, le Liban reste sur le qui-vive
Parallèlement aux discussions helvétiques, la crise connaît des développements politiques et militaires majeurs :
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Revers politique pour Donald Trump : Le Sénat américain a adopté une résolution exigeant le retrait des troupes américaines engagées face à l’Iran. Bien que ce texte soit purement symbolique et n’ait pas force de loi, il marque une opposition politique frontale à la stratégie de la Maison-Blanche.
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Évacuation massive à Ormuz : L’Organisation maritime internationale (OMI) a lancé une vaste opération humanitaire et logistique pour évacuer 11 000 marins bloqués dans le détroit d’Ormuz, en coordination avec l’Iran, Oman et les États-Unis.
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Négociations Israël-Liban : À Washington, une cinquième session de pourparlers bilatéraux s’est ouverte. Le président libanais Joseph Aoun a réaffirmé son opposition absolue à toute occupation israélienne dans le sud du Liban, alors que des frappes israéliennes ont encore fait deux victimes sur le terrain.







