Devant la dégradation rapide de la situation humanitaire au Liban, provoquée par le conflit armé opposant Israël au Hezbollah, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a revu ses exigences à la hausse. Ce vendredi 5 juin 2026, l’agence humanitaire de l’ONU (Ocha) a plus que doublé son appel de fonds initial, réclamant désormais 640 millions de dollars pour couvrir les besoins urgents du pays sur les six prochains mois.
Une population à bout de souffle et des services saturés
L’Ocha tire la sonnette d’alarme sur la précarité extrême dans laquelle s’enfoncent les civils. Les déplacements à répétition des populations, le manque criant d’infrastructures d’accueil et l’impossibilité d’un retour sécurisé saturent l’ensemble des services de base.
Sur les 308 millions de dollars initialement demandés en mars, seuls 185,9 millions ont été récoltés à ce jour, permettant de secourir 680 000 personnes. L’ONU ambitionne désormais d’étendre son aide à 1,4 million de personnes, ce qui représente près d’un quart de la population libanaise.
Le lourd bilan humain et matériel des hostilités
Le conflit a franchi un cap dramatique depuis le 2 mars dernier, date à laquelle le Hezbollah a entraîné le pays dans les hostilités en tirant des roquettes sur Israël, à la suite de frappes américano-israéliennes ayant coûté la vie au guide suprême de l’Iran.
Les conséquences pour le pays sont massives :
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Bilan humain : Le gouvernement libanais estime que les attaques israéliennes ont causé la mort de plus de 3 500 personnes.
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Exode interne : Près d’un million de Libanais ont été forcés de fuir leur domicile.
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Crise alimentaire et économique : Plus de 1,2 million de personnes souffrent d’insécurité alimentaire aiguë. De plus, l’inflation s’emballe avec des hausses du coût de l’eau, du carburant et de l’électricité atteignant 70 % dans les zones de conflit.
Les secteurs de la santé et de l’éducation à genoux
La guerre n’épargne pas les infrastructures civiles essentielles. L’ONU comptabilise déjà 62 établissements de santé et hôpitaux gravement endommagés ou contraints de fermer leurs portes en raison des bombardements.
Le système éducatif subit lui aussi un arrêt brutal : environ 450 écoles publiques ont été réquisitionnées à travers le pays pour servir de centres d’hébergement d’urgence aux familles déplacées, privant des milliers d’enfants d’apprentissage et augmentant massivement les risques de décrochage scolaire.







