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04/08/2026
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24h dans le MondeActualitésPolitiquePrésidentielle en Colombie : Un match à trois décisif sur fond de violences

Présidentielle en Colombie : Un match à trois décisif sur fond de violences

Le 31 mai 2026, 41 millions d’électeurs colombiens se rendront aux urnes pour élire le successeur de Gustavo Petro à la Casa de Nariño. Au sortir d’une campagne électorale historiquement polarisée et minée par une recrudescence de la violence des groupes armés, aucun débat direct n’a pu réunir les candidats. À l’approche du premier tour, les sondages dessinent un affrontement serré entre trois figures aux projets politiques radicalement opposés.

Ivan Cepeda, le favori de la gauche face au défi de la sécurité

Porté par la victoire du Pacto Histórico aux législatives de mars 2026, le sénateur Ivan Cepeda (58 ans) fait la course en tête. Fils d’un leader communiste assassiné et militant historique des droits humains, ce philosophe de formation prône la continuité des réformes sociales de Petro et le processus de paix. Accompagné de sa colistière autochtone Aida Quilcue, Cepeda doit cependant composer avec les attaques virulentes de l’opposition et un climat sécuritaire délétère, illustré par l’attentat meurtrier du 25 avril dans le Cauca et les menaces logistiques pesant sur une centaine de municipalités.

Fracture à droite : Le duel Valencia – De la Espriella pour le second tour

Face à la gauche, la droite avance divisée et se livre une bataille féroce pour accéder au second tour :

  • Paloma Valencia (Centro Democrático) : À 47 ans, l’héritière uribiste tente de moderniser son camp en s’alliant à Juan Daniel Oviedo, premier colistier ouvertement homosexuel en Colombie, tout en prônant la ligne dure sur la sécurité.

  • Abelardo De la Espriella (Extrême droite) : Surnommé « El Tigre », cet avocat et homme d’affaires au profil disruptif se réclame de Javier Milei et Nayib Bukele. Personnage sulfureux au discours agressif, il mise sur son image d’outsider malgré des controverses persistantes sur ses liens passés avec le paramilitarisme.

Alors que 28 % des électeurs restent indécis, l’issue du scrutin dépendra de la capacité des finalistes à rallier le centre dans un pays fragmenté.

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