La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, sont arrivés au Mexique. Les deux dirigeants européens rencontrent ce vendredi 22 mai 2026 la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, pour sceller un nouvel accord intérimaire de libre-échange. Ce 8e sommet bilatéral intervient après dix ans sans rencontre de cette envergure.
Réduire la dépendance face à l’administration Trump
Ce rapprochement stratégique s’inscrit dans un contexte international perturbé par la politique commerciale de Donald Trump. L’UE et le Mexique, qui partagent les États-Unis comme premier partenaire économique, cherchent mutuellement à diversifier leurs débouchés pour s’affranchir d’un allié jugé imprévisible.
Les bases de cette coopération sont déjà solides : en 2025, le volume des échanges de biens et services entre les deux blocs a dépassé 86 milliards d’euros. Le nouveau texte modernise les traités existants en prévoyant :
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La suppression de la quasi-totalité des droits de douane.
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L’élimination des taxes douanières élevées sur les exportations agroalimentaires européennes.
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Une protection renforcée pour les indications géographiques et produits régionaux des deux côtés.
Un accès aux minéraux critiques pour l’UE
Pour l’Union européenne, le Mexique (son deuxième partenaire en Amérique latine derrière le Brésil) représente une opportunité majeure de sécuriser et diversifier ses approvisionnements en minéraux critiques, essentiels aux transitions technologiques.
Contrairement aux négociations complexes avec le Mercosur, la ratification de cet accord par le Parlement européen devrait s’avérer plus simple. Le Mexique exportant peu de produits agricoles vers l’Europe, le texte suscite beaucoup moins de réticences de la part des pays membres, ouvrant la voie à une application rapide.







