La République islamique d’Iran a procédé, ce lundi 11 mai 2026, à l’exécution d’un homme reconnu coupable d’espionnage au profit des services de renseignement américains et israéliens. Selon l’agence de presse judiciaire Mizan, le condamné a été pendu pour avoir transmis des données sensibles liées au programme spatial iranien.
Profil de l’exécuté et chefs d’accusation
L’homme a été identifié par les organisations de défense des droits humains comme étant Erfan Shakourzadeh, un ingénieur en aérospatiale de 29 ans.
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Le parcours : Diplômé en ingénierie, il travaillait au sein d’une organisation scientifique nationale active dans le domaine spatial avant son arrestation en 2025.
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Les accusations : La justice iranienne lui reproche d’avoir « sciemment » partagé des informations scientifiques classifiées avec la CIA et le Mossad.
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Contexte stratégique : Téhéran est régulièrement soupçonné par les puissances occidentales d’utiliser son volet spatial comme couverture pour le développement de missiles balistiques à longue portée.
Une recrudescence des exécutions en 2026
Cette pendaison s’inscrit dans un contexte de tensions régionales extrêmes. Depuis l’attaque américano-israélienne du 28 février dernier, les dossiers pour espionnage et les condamnations à mort se multiplient en Iran :
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Chiffres records : En 2025, les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1 639 personnes, un record absolu depuis 1989 selon les ONG Iran Human Rights (IHR) et Ensemble contre la peine de mort (ECPM).
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Répression interne : Outre les affaires d’espionnage, le pouvoir judiciaire a récemment fait pendre trois hommes impliqués dans les manifestations nationales de décembre et janvier derniers.
L’Iran reste, après la Chine, le pays au monde qui recourt le plus massivement à la peine capitale, un outil de plus en plus utilisé par le régime pour verrouiller la sécurité intérieure face aux menaces extérieures.







