Le ton monte au sein de la diplomatie européenne. Dans une lettre ouverte publiée ce jeudi 7 mai 2026, 448 anciens dirigeants et diplomates, dont l’ex-chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell et l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, appellent l’Union européenne à imposer des sanctions ciblées contre Israël. En cause : le projet de colonisation « E1 », qui menace de couper la Cisjordanie occupée en deux.
L’échéance critique du 1er juin
L’urgence est au cœur de cet appel. Le gouvernement israélien prévoit de publier, dès le 1er juin prochain, les appels d’offres détaillés pour le développement de la zone E1, un secteur de 12 km² situé à l’est de Jérusalem.
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Le projet : La construction de 3 400 logements qui briserait la continuité territoriale d’un futur État palestinien.
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L’action demandée : Les signataires pressent le Conseil des Affaires étrangères de l’UE, qui se réunit ce 11 mai, d’agir immédiatement pour dissuader ce qu’ils qualifient d’« annexion illégale ».
Un spectre de sanctions inédit
Pour Sven Kühn von Burgsdorff, ancien ambassadeur de l’UE en Palestine et signataire, l’inaction serait une « violation flagrante » des valeurs européennes. La lettre propose de viser non seulement les responsables politiques et les chefs de colonies, mais aussi toute la chaîne logistique et financière :
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Entités visées : Autorité foncière israélienne, banques, promoteurs immobiliers, architectes et ingénieurs impliqués dans le projet.
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Contexte : La colonisation a atteint des records en 2025. Aujourd’hui, plus de 500 000 Israéliens vivent en Cisjordanie au milieu de 3 millions de Palestiniens, dans des implantations jugées illégales par l’ONU.







