Les autorités sanitaires ont franchi une étape cruciale dans la compréhension de l’épidémie à bord du MV Hondius. Le ministère sud-africain de la Santé a confirmé ce mercredi 6 mai que le passager évacué vers l’Afrique du Sud est infecté par la souche des Andes, l’unique variante du hantavirus capable de transmission interhumaine.
Une souche rare et spécifique au continent américain
La souche des Andes, habituellement localisée au Chili et en Argentine, se distingue des 37 autres souches connues par sa capacité à passer d’un individu à l’autre.
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Mode de transmission : Contrairement à la transmission classique par les rongeurs, cette souche nécessite des contacts très étroits et prolongés, comme au sein d’une famille ou entre patients et soignants.
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Contagiosité : Les experts, dont l’Institut Pasteur et l’OMS, se veulent rassurants. Le virus est considéré comme « très peu contagieux » et le risque pour la santé publique mondiale demeure faible.
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Historique : Les clusters identifiés par le passé ont toujours été limités (maximum 34 cas) et rapidement maîtrisés par des mesures d’isolement.
Symptômes et absence de traitement
Bien que peu contagieux, le virus des Andes est redouté pour sa gravité.
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Gravité : Il présente l’un des taux de létalité les plus élevés parmi les hantavirus, pouvant provoquer des syndromes cardiopulmonaires sévères.
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Prise en charge : Il n’existe aucun traitement spécifique ni vaccin. Les médecins prodiguent uniquement des soins de support pour stabiliser l’état des patients.
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Bilan sur le navire : L’OMS confirme à ce jour trois cas avérés et cinq cas suspects. Un ressortissant français a également été identifié comme cas contact après un vol partagé avec l’un des malades.
Les infectiologues insistent sur la nécessité d’une surveillance étroite, craignant qu’un jour ces virus d’origine animale n’acquièrent une capacité de transmission interhumaine plus efficace.







