La dette publique des États-Unis a désormais dépassé la taille de leur économie, atteignant un niveau inédit depuis la Seconde Guerre mondiale. D’après des données récentes, elle s’élevait à 31,27 billions de dollars à la fin du mois de mars, tandis que le PIB annuel du pays est estimé à environ 31,22 billions. Le ratio dette/PIB franchit ainsi la barre symbolique des 100 %, un seuil particulièrement surveillé par les marchés financiers.

Les spécialistes estiment que cette situation n’est pas près de se stabiliser. Le pays continue en effet d’enregistrer un déficit budgétaire important, avoisinant les 6 % du PIB chaque année, ce qui contribue mécaniquement à l’augmentation de la dette. En 2026, ce déficit pourrait atteindre près de 1,9 billion de dollars.
Cette hausse de la dette exerce une pression croissante sur les finances publiques, notamment parce qu’une part de plus en plus importante du budget est consacrée au paiement des intérêts. Une simple hausse des taux d’intérêt pourrait ainsi engendrer des coûts supplémentaires de plusieurs centaines de milliards de dollars à long terme.
Contrairement à la période de la pandémie, marquée par une augmentation rapide mais ponctuelle de la dette, la situation actuelle semble s’inscrire dans la durée. Cela laisse présager une progression continue de l’endettement dans les années à venir.
Selon certaines projections, le ratio dette/PIB pourrait même dépasser, d’ici la fin de la décennie, les niveaux records observés à la suite de la Seconde Guerre mondiale rapporte Trt Afrika.
Norbert MEGAN YAOVI







