L’édition 2026 de la Biennale internationale d’art de Venise s’ouvre sous une tension diplomatique sans précédent. Le jury a annoncé qu’il n’examinerait pas les candidatures d’artistes originaires de pays dont les dirigeants sont poursuivis par la Cour pénale internationale (CPI), visant de fait la Russie et Israël.
Une décision fondée sur la défense des droits humains
Les cinq membres du jury, chargés de décerner les prestigieux Lions d’or et d’argent, ont justifié cette mesure par une volonté de s’engager « en faveur de la défense des droits humains ». Ce choix s’appuie directement sur l’actualité judiciaire internationale :
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Vladimir Poutine (Russie) : Visé par un mandat d’arrêt pour crimes de guerre présumés en Ukraine.
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Benjamin Netanyahu (Israël) : Visé par des allégations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.
Bien que le jury opère en toute autonomie, cette prise de position radicale intervient dans un climat de forte contestation, où plus de 70 artistes internationaux réclamaient déjà des exclusions massives.
Le Pavillon russe au cœur d’une crise financière
La réouverture du pavillon russe, après deux ans d’exclusion suite à l’invasion de l’Ukraine, a provoqué un séisme au sein des institutions européennes. En réaction, la Commission européenne a menacé de suspendre ou de résilier une subvention de 2 millions d’euros allouée à la manifestation. L’UE, par la voix de son porte-parole, exprime ainsi son désaccord profond avec la réintégration d’institutions liées à Moscou.
Les voix du Moyen-Orient s’élèvent
Des artistes libanais de renom, tels que Walid Raad, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, ont activement soutenu ce mouvement de boycott. Dans une lettre ouverte, ils dénoncent la participation de gouvernements accusés d’atrocités, élargissant même leurs critiques aux États-Unis, qualifiés de puissance « prédatrice ».







