Le Kosovo s’enfonce dans l’incertitude institutionnelle. Ce samedi 4 avril 2026, Albulena Haxhiu, actuelle présidente du Parlement, a officiellement pris ses fonctions de présidente de la République par intérim. Elle succède à Vjosa Osmani, alors que les députés ont échoué à élire un nouveau chef de l’État dans un Parlement profondément divisé.
Un échec politique pour Albin Kurti
Malgré ses succès électoraux passés, le parti Vetëvendosje (VV) du premier ministre Albin Kurti n’a pas réussi à rassembler la majorité des deux tiers nécessaire (80 voix sur 120) pour imposer son candidat. Cette impasse survient après l’annulation par la Cour constitutionnelle d’un décret de dissolution du Parlement que Vjosa Osmani avait tenté d’imposer en mars dernier.
Le 28 avril : une date butoir cruciale
Si l’intérim peut théoriquement durer six mois, la Cour constitutionnelle a fixé un ultimatum : le nouveau président doit être élu avant le 28 avril 2026. En cas de nouvel échec à cette date, le pays sera contraint d’organiser des élections législatives anticipées dans un délai de 45 jours. Ce serait le troisième scrutin législatif en un peu plus d’un an pour le pays.
Une passation symbolique entre femmes
Lors de la remise de l’intérim, l’ex-présidente Vjosa Osmani a salué la nomination d’Albulena Haxhiu, soulignant sa volonté de voir une femme lui succéder à la tête de l’État. De son côté, la nouvelle présidente par intérim s’est dite convaincue que l’Assemblée parviendra à sortir de l’impasse « dès que possible » pour éviter une instabilité prolongée au Kosovo.







