Le bilan humain s’alourdit en Asie centrale. Depuis deux semaines, de violentes intempéries frappent le Pakistan et l’Afghanistan, causant la mort de 121 personnes. Ce samedi 4 avril 2026, les autorités locales rapportent des pluies diluviennes et des crues soudaines. Ces catastrophes surviennent prématurément, bien avant la saison traditionnelle des moussons qui débute habituellement en juin.
Un bilan lourd des deux côtés de la frontière
L’Afghanistan est le pays le plus durement touché avec 77 décès et 137 blessés recensés depuis le 26 mars. Au Pakistan, les autorités déplorent 44 morts depuis le 20 mars, principalement dans les provinces du Balouchistan et du Khyber Pakhtunkhwa. Cette région montagneuse reste traumatisée par l’année 2025, où les inondations estivales avaient fait plus de 700 victimes.
Des infrastructures et l’agriculture sous l’eau
En Afghanistan, le chaos climatique paralyse les transports. La route stratégique reliant Kaboul à Jalalabad est actuellement fermée. L’autorité de gestion des catastrophes (Andma) multiplie les appels à la prudence près des cours d’eau. Si ces pluies printanières peuvent aider les nappes phréatiques, elles ont déjà détruit plus de 2 000 hectares de terres agricoles, fragilisant une économie déjà meurtrie par la guerre.
L’urgence face au changement climatique
L’Asie centrale figure parmi les zones les plus exposées au dérèglement climatique mondial. Après un mois de janvier meurtrier marqué par la neige, ces inondations précoces confirment une instabilité météorologique croissante. Pour ces populations appauvries, l’adaptation aux variations brutales des précipitations devient un enjeu de survie immédiat, alors que les pertes financières s’accumulent pour le secteur agricole.







