C’est un décollage historique qui se prépare au centre spatial Kennedy, en Floride. Ce mercredi 1er avril 2026, après plusieurs reports techniques, quatre astronautes doivent s’élancer à bord du lanceur géant SLS. Leur objectif : survoler la Lune, une première pour un vol habité depuis la fin du programme Apollo en 1972.
Un voyage confiné vers la face cachée
L’équipage de la mission Artemis 2 s’apprête à vivre une expérience extrême. Durant un périple d’un peu moins d’une semaine, Christina Koch, Reid Wiseman, Victor Glover et Jeremy Hansen cohabiteront dans la capsule Orion. L’espace de vie y est réduit à seulement 9 m³, soit l’équivalent d’un compartiment de train.
Ce vol ne prévoit pas d’alunissage. La mission consiste à effectuer une trajectoire de retour libre, emmenant le vaisseau derrière la face cachée de la Lune. Ce sera le point le plus éloigné de la Terre jamais atteint par des êtres humains.
Un équipage d’élite pour une mission test
La sélection de la NASA et de l’ASC (Agence spatiale canadienne) mêle expérience et records :
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Christina Koch : Scientifique chevronnée, elle devient la première femme à s’approcher si près de l’astre lunaire.
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Reid Wiseman et Victor Glover : Américains et anciens militaires, ils totalisent chacun des centaines de jours dans l’espace.
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Jeremy Hansen : Le Canadien de l’étape effectuera ici son tout premier vol spatial.
Vers une occupation permanente dès 2032 ?
Le succès d’Artemis 2 est la condition sine qua non pour la suite du programme. Si le calendrier est respecté, la mission Artemis 3 permettra à des humains de foulers le sol lunaire en 2028.
À plus long terme, la NASA ambitionne de construire une base lunaire dès 2029 pour une occupation semi-permanente à partir de 2032. Cette accélération du calendrier américain s’inscrit dans une nouvelle « course à la Lune », alors que la Chine multiplie également les succès avec ses sondes automatiques et prévoit ses propres missions habitées.







