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La guerre au Moyen-Orient franchit une nouvelle étape ce 20 mars 2026, jour de Norouz, le Nouvel An persan. L’Iran intensifie ses frappes contre les infrastructures énergétiques de ses voisins du Golfe. Des raffineries sont en flammes en Arabie Saoudite et au Koweït. Le baril de Brent dépasse 114 dollars, en hausse de 57 % depuis le début du conflit fin février. |
Trois raffineries touchées en une nuitLa raffinerie saoudienne de Samref à Yanbu, sur la mer Rouge, est frappée par un drone iranien. Elle appartient à Aramco et ExxonMobil. Sa capacité est de 400 000 barils par jour. Au Koweït, deux raffineries sont simultanément visées : Mina Abdullah et Mina Al-Ahmadi, avec une capacité combinée de 800 000 barils par jour. Les incendies ont été maîtrisés sans victime, selon les autorités koweïtiennes. Ces attaques répondent à une frappe israélienne sur South Pars/North Dome, le plus grand gisement gazier au monde, partagé par l’Iran et le Qatar. Le Qatar estime que sa capacité d’exportation de GNL est réduite de 17 % après cette frappe. |
L’Iran prévient : aucune retenueLe ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi est formel : l’Iran ne fera preuve d’aucune retenue si ses infrastructures énergétiques sont à nouveau visées. Téhéran cible le Golfe car il abrite des intérêts américains. C’est sa ligne rouge. Trump a demandé à Israël de cesser les frappes sur les infrastructures énergétiques iraniennes. Netanyahu dit s’y conformer. Mais les attaques iraniennes continuent. Plus de 16 milliards de dollars de ventes d’armes ont été approuvés aux Émirats et au Koweït. La région militarise à grande vitesse. |
Les conséquences mondialesL’AIE libère 426 millions de barils de réserves stratégiques pour tenter de stabiliser les marchés. Mais le gaz européen bondit de 35 %. Les Bourses mondiales reculent de 2 %. Le FMI se tient prêt à intervenir. Pour l’Afrique, les conséquences sont immédiates. Le Maroc subit une hausse de 2 dirhams par litre à la pompe. Partout sur le continent, les budgets des ménages les plus vulnérables sont sous pression. Norouz se fête cette année dans la fumée des raffineries. |







