Le 28 février 2026, à 2h30 du matin, Donald Trump annonce le début des opérations militaires contre l’Iran. Les frappes frappent simultanément Téhéran, Ispahan, Qom, Karaj et Kermanshah. Le guide suprême Ali Khamenei est tué dès ce premier jour. Pourtant, l’Iran ne capitule pas. La République islamique mène une guerre qu’elle n’a pas choisie. Mais elle a une stratégie. Une stratégie claire, définie bien avant les bombardements.

Une stratégie assumée : rendre la guerre trop coûteuse
Téhéran ne cherche pas à gagner sur le champ de bataille. L’objectif est ailleurs. Il s’agit d’augmenter le coût de la guerre pour ses adversaires. Les analystes le confirment. Mahjoob Zweiri, spécialiste de politique iranienne, le résume ainsi : l’Iran veut rendre le coût d’un changement de régime insupportable. Pour cela, il agit sur deux fronts. Sur le terrain militaire. Et sur la scène internationale.
Les frappes de missiles : une riposte immédiate et dispersée
Dès le 28 février, l’Iran déclenche l’opération Promesse honnête 4. Des dizaines de missiles frappent plusieurs pays. Israël est visé. Bahreïn aussi, où les États-Unis disposent d’une base navale. Le Koweït, le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis sont également touchés. Ce n’est pas un acte désespéré. C’est un message. L’Iran signifie à ses adversaires que la guerre aura des conséquences régionales. Pas seulement locales.
L’axe de résistance : des alliés encore actifs
L’Iran s’appuie sur un réseau de proxies régionaux. Le Hezbollah, affaibli mais toujours actif, entre en guerre depuis le Liban le 2 mars. Les Houthis au Yémen reprennent leurs menaces en mer Rouge et dans le golfe d’Aden. Des réseaux en Irak, en Syrie et ailleurs restent mobilisables. Certes, cet axe a subi de lourdes pertes depuis 2024. Le Hamas est affaibli à Gaza. Le Hezbollah a perdu Hassan Nasrallah. La Syrie de Bachar el-Assad a chuté. Mais il n’est pas mort. Les dirigeants du Hamas et du Hezbollah se réunissent à Beyrouth en mars 2026. Les deux organisations cherchent à dépasser leurs divisions. C’est un signal de coordination retrouvée.
Les limites réelles de cette résistance
La résistance iranienne a des limites claires. Les infrastructures nucléaires ont été détruites lors de l’opération Midnight Hammer en juin 2025. Le programme balistique est affaibli. La défense aérienne a subi des dommages importants. La perte de la frégate Dena illustre la vulnérabilité maritime de l’Iran. La marine américaine opère désormais librement dans l’océan Indien. Deux groupes aéronavals, l’USS Abraham Lincoln et l’USS Gerald R. Ford encerclent la région. Sur le plan économique, les sanctions internationales ont déjà saigné l’Iran depuis des années. La guerre aggrave une situation déjà catastrophique.







