La Tanzanie accélère ses démarches diplomatiques et économiques afin de mobiliser davantage de capitaux étrangers dans son secteur industriel, qui contribue actuellement à hauteur de 29 % au produit intérieur brut du pays. Le gouvernement tanzanien intensifie la promotion de ses opportunités d’investissement, ciblant plus particulièrement les entreprises et groupements d’affaires turcs.
Dans cette optique, Kitila Mkumbo, ministre d’État chargé de la Planification et de l’Investissement, a rencontré le 16 octobre 2026 à Dar es Salaam une délégation de l’Association turque des industriels et hommes d’affaires indépendants (MÜSİAD). Cette prise de contact s’inscrit dans une feuille de route globale visant à convertir les multiples marques d’intérêt enregistrées depuis le début de l’année en projets industriels concrets.
Des manifestations d’intérêt ciblant les secteurs productifs
L’offensive de charme des autorités tanzaniennes s’appuie sur une série d’échanges fructueux menés avec plusieurs acteurs majeurs du tissu économique turc. Les opportunités présentées par l’Autorité tanzanienne des investissements et des zones économiques spéciales (TISEZA) touchent notamment la transformation agroalimentaire, les machines agricoles, le textile et les infrastructures. Des sociétés telles que Doğanlar Agriculture, AVES, AKSOY Group ainsi que plusieurs industriels de la filière coton ont engagé des discussions pour explorer des implantations d’unités d’assemblage et de transformation en Tanzanie.
Un cadre d’accueil et des incitations fiscales renforcés
Afin de concrétiser ces projets potentiels, Dodoma met en œuvre une série de réformes destinées à assouplir le climat des affaires et à simplifier les démarches administratives. Outre la signature, le 4 mai 2026, de deux accords bilatéraux visant à éviter la double imposition et à prévenir l’évasion fiscale, le gouvernement tanzanien prévoit de réviser les avantages accordés au sein des zones économiques spéciales. Ces mesures s’accompagnent de la mise à disposition de terrains viabilisés pour accueillir les futures unités de production.







