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24h dans le MondeActualitésPolitiqueQuébec : Le Parti québécois revient au pouvoir, la question du référendum relancée

Québec : Le Parti québécois revient au pouvoir, la question du référendum relancée

Les indépendantistes du Parti québécois ont remporté les élections provinciales du 5 octobre au Québec. Paul St-Pierre Plamondon formera un gouvernement minoritaire, tandis que la Coalition avenir Québec, au pouvoir depuis huit ans, est rayée de l’Assemblée nationale.

Le Parti québécois (PQ) signe un retour spectaculaire. Réduit à trois députés en 2022, le parti souverainiste a remporté lundi les élections générales québécoises. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, deviendra premier ministre à la tête d’un gouvernement minoritaire.

Selon les résultats compilés par TVA Gatineau et Noovo, les libéraux de Charles Milliard forment l’opposition officielle avec 40 sièges. Le Parti conservateur d’Éric Duhaime fait son entrée à l’Assemblée nationale avec 19 élus. Québec solidaire en obtient 9, contre 10 auparavant.

Le grand perdant est la Coalition avenir Québec (CAQ). Victorieuse en 2018 et en 2022, où elle avait obtenu 90 sièges, elle ne conserve aucun député. Sa cheffe, Christine Fréchette, a assumé la défaite : « Cette défaite, c’est la mienne, pas la vôtre », a-t-elle déclaré à ses militants.

Paul St-Pierre Plamondon a salué l’ouverture d’un « nouveau chapitre » de l’histoire du Québec. Le PQ a progressé surtout dans les banlieues de Montréal et en région. Le parti n’avait plus gouverné depuis le gouvernement minoritaire de Pauline Marois, élu en 2012.

Son programme promet la tenue d’un référendum sur l’indépendance au cours du mandat, si les conditions politiques le permettent. Le statut minoritaire du gouvernement pourrait toutefois compliquer cette ambition, faute de majorité pour imposer seul son calendrier.

Le nouveau premier ministre a aussi promis de réduire l’immigration temporaire et de diviser par deux l’itinérance au cours du premier mandat. Il a annoncé qu’il serait « personnellement responsable » de ce dernier dossier.

Les autres chefs ont célébré leurs gains. « Nous étions 18 députés et maintenant, nous sommes 40 », s’est félicité Charles Milliard. Éric Duhaime a affirmé que les conservateurs entraient « par la grande porte ».

Le résultat ouvre une période d’incertitude pour le Canada. Un éventuel troisième référendum, après ceux de 1980 et 1995, devrait occuper le débat politique fédéral dans les prochains mois.

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