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02/09/2026
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24h dans le MondeActualitésEconomieLe Venezuela cède aux États-Unis le contrôle d’un cinquième de son pétrole

Le Venezuela cède aux États-Unis le contrôle d’un cinquième de son pétrole

C’est un bouleversement géopolitique majeur sur fond de crise énergétique. L’Assemblée nationale du Venezuela a approuvé ce mardi un accord sans précédent confiant aux États-Unis le contrôle direct d’environ un cinquième des réserves pétrolières du pays. Porté par l’administration américaine pour faire baisser les prix de l’essence et contrer l’influence russo-chinoise, ce pacte redessine totalement le paysage énergétique sud-américain.

Un contrôle américain sans précédent

Validé sous l’impulsion de Washington après le renversement de Nicolás Maduro en janvier dernier, l’accord prévoit un accès préférentiel à 17 gisements pétroliers majeurs, évincant de fait les intérêts russes et chinois qui contrôlaient jusqu’alors une grande majorité de ces actifs.

Les détails de ce dispositif inédit révèlent une emprise directe du gouvernement américain :

Un droit d’achat préférentiel : Via la société privée North American Blue Energy Partners (NABEP) dont Washington va acquérir une participation de 35 %, les États-Unis s’assurent le droit d’acheter à prix coûtant 20 % du pétrole extrait.

Une gouvernance verrouillée : La majorité du conseil d’administration de NABEP devra être composée de citoyens américains, et le gouvernement de Washington disposera d’un droit de veto sur toutes les nominations.

Un compte spécial au département de la Défense : Selon les déclarations du secrétaire d’État Marco Rubio, une partie des actifs et des revenus transitera directement par un compte contrôlé par le Pentagone pour normaliser l’économie locale.

Urgence politique à Washington et zones d’ombre à Caracas

Cette manœuvre stratégique répond à de multiples impératifs pour l’administration de Donald Trump, alors que les États-Unis traversent une flambée des prix de l’essence alimentée par le conflit en Iran, à l’approche des élections de mi-mandat de novembre. Le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, est d’ailleurs arrivé sur place pour officialiser l’accord, parallèlement à une vaste expansion des activités du géant Chevron.

Cependant, le pacte suscite de vives controverses. À Caracas, des députés de l’opposition se sont abstenus lors du vote, réclamant de pouvoir consulter les termes exacts d’un texte qualifié d’opaque. L’implication controversée de l’homme d’affaires vénézuélien Alejandro Betancourt à la tête de NABEP et autrefois lié au régime de Hugo Chávez fait également tousser, bien que l’exécutif américain assume de traiter avec des acteurs « imparfaits » pour atteindre ses objectifs géostratégiques.

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