Le Maroc s’impose comme le leader africain de l’hydrogène vert. Dans son rapport Global Hydrogen Review 2026, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) place le Royaume en tête du continent, avec le coût de production le plus bas d’Afrique.
Une reconnaissance internationale qui couronne une stratégie lancée avant tous ses voisins, et qui fait de 2026 une année charnière pour la transition énergétique marocaine.
Le coût le plus bas du continent
Selon l’AIE, le Maroc peut produire de l’hydrogène vert à partir de 3,2 dollars le kilo, loin devant le Kenya (à partir de 4,2 dollars), la Mauritanie (5,1 dollars), la Namibie ou l’Angola (autour de 6,5 dollars). Même la presse algérienne l’a reconnu : le Royaume reste le pays le moins cher du continent. Cette avance s’explique par des ressources solaires et éoliennes parmi les plus compétitives d’Afrique, mais aussi par un faible coût du capital, que l’AIE juge déterminant dans le prix final. L’agence souligne enfin un choix stratégique clair : le Maroc mise uniquement sur l’hydrogène renouvelable, quand d’autres pays de la région conservent des options fossiles. Adoptée dès 2021, la stratégie nationale a donné au Royaume plusieurs longueurs d’avance.
2026, l’année du passage à l’action
Avec l’« Offre Maroc », le Royaume a mis en place un cadre attractif pour les investisseurs : environ 300 000 hectares de foncier dans une première tranche, des aides pouvant atteindre 30 % de l’investissement, des exonérations fiscales et un appui aux infrastructures. En février 2026, six projets ont signé des accords préliminaires de réservation foncière dans les régions du Sud, avec des acteurs comme l’OCP ou le consortium Taqa Morocco-Cepsa. Dans la région de Guelmim-Oued Noun, le projet pilote « Power to X » porté par Masen, soutenu à hauteur de 300 millions d’euros par la banque allemande KfW, vise 10 000 tonnes d’hydrogène vert par an grâce à une centrale hybride solaire et éolienne de 200 MW. Son entrée en service est prévue en 2026. Le Maroc ne se contente plus d’ambitions : il construit la filière qui fera de lui un fournisseur majeur d’énergie propre pour l’Afrique et l’Europe.







