La tempête politique déclenchée par le fiasco du projet FIFA Forward Enterprise (FFE) franchit un nouveau palier au sein de l’instance internationale. Dans une longue lettre envoyée ce mardi matin au personnel du monde entier, le secrétaire général de la FIFA, Mattias Grafström, exprime sans détour le malaise général. Saluant le travail des équipes, le dirigeant suisse de 45 ans déplore une série d’« événements regrettables » tout en envoyant un message politique particulièrement lourd de sens à la présidence.
Les vérités de Mattias Grafström dans sa lettre aux employés
Un constat amer sur la gestion de crise : Revenant sur les turbulences nées de la tentative de privatisation partielle des droits de la FIFA, le numéro deux de l’administration ne mâche pas ses mots en évoquant « une série d’événements regrettables et condamnables qui s’est heureusement conclue par l’abandon définitif du projet FFE », plongeant l’institution dans « une période de turbulences, difficile à comprendre et à accepter ».
L’engagement de protéger le personnel : Face aux divisions politiques alimentées par l’exécutif, Grafström a tenu à rassurer directement ses équipes en affirmant : « Je vous assure que, en tant que membres de l’administration, vous serez protégés et préservés du contexte politique que nous traversons actuellement. Vous n’avez pas à vous inquiéter ».
Une mise en garde voilée à la présidence : En appelant au « respect des statuts de la FIFA » et au « sang-froid », le secrétaire général conclut par une formule choc qui sonne comme un désaveu pour Gianni Infantino : « Les individus, les périodes d’instabilité et les épisodes malheureux passent. L’institution, sa mission et sa responsabilité envers le football, elles, demeurent ».







