À la suite d’un accrochage militaire survenu au milieu du mois de juillet près de Bullock, le Sénégal et la Gambie ont conclu un « accord définitif » pour accélérer la délimitation physique de leur frontière commune. Réunis sous l’égide du Secrétariat permanent sénégalo-gambien, les deux pays voisins ont opté pour la voie diplomatique afin d’éviter tout nouveau risque d’escalade et de clarifier une zone tampon souvent sujette aux malentendus.
De la démolition de Bullock à la relance du bornage
Le litige a éclaté le 16 juillet 2026, lorsque des soldats sénégalais ont détruit le mur d’enceinte d’un poste militaire gambien, invoquant une atteinte à l’intégrité territoriale du Sénégal. Qualifié de « provocateur » par Banjul, cet incident a précipité la reprise d’un projet de densification et de pose de bornes physiques en stand-by depuis le début de l’été. Les opérations conjointes sur le terrain doivent reprendre dès le 15 août pour s’achever dans le courant du mois de septembre.
Une approche globale : expertise et sensibilisation
Outre la présence d’experts techniques des deux pays pour déterminer si le campement militaire gambien se situe effectivement sur le sol sénégalais, les autorités prévoient de mener des campagnes d’information ciblées. Celles-ci viseront prioritairement les agriculteurs des zones frontalières afin d’éviter que les cultures ne débordent sur les secteurs non matérialisés, garantissant ainsi une coexistence pacifique entre les populations riveraines.







